Observer une boutique BY MARIE pendant une journée, c'est voir défiler une certaine idée du style contemporain. Pas une mode agressive ou démonstrative. Plutôt une manière instinctive de s'habiller : mélanger des pièces rares, des matières vivantes et des silhouettes faciles avec une élégance qui semble ne jamais avoir été calculée.
Voici ce que l'on voit le plus en ce moment dans nos boutiques
Les robes bohèmes ultra fluides
C'est la pièce qui revient partout. Longues robes imprimées, soies légères, volumes amples, manches aériennes : les femmes les plus stylées recherchent aujourd'hui des vêtements qui bougent bien et vivent avec le corps.
La robe BY MARIE version 2026 n'est jamais trop romantique. Elle reste libre, solaire, un peu voyageuse. Portée avec des sandales plates artisanales et des bijoux accumulés, elle suffit à créer une silhouette entière.
Quatre marques incarnent parfaitement cet esprit dans notre sélection. Alémais, fondée à Sydney en 2020 par Lesleigh Jermanus, propose des robes en fibres naturelles : chanvre, ramie, lin ornées d'imprimés peints à la main, avec une sensibilité rétro et une âme profondément tournée vers l'artisanat et la durabilité. Forte Forte, créée à Vicence en 2002 par Giada et Paolo Forte, défend depuis toujours des vêtements que l'on ressent avant de les voir : tissus nobles, coupes fluides, détails travaillés à la main dans de petits ateliers italiens. C'est l'élégance décontractée dans ce qu'elle a de plus sensuel. Alix of Bohemia, fondée à New York, crée des pièces d'un romantisme artisanal rare , chaque vêtement est pensé comme une pièce de collection, mêlant broderies complexes et silhouettes contemporaines. Et Monoki, imaginée en 2016 par la Parisienne Diane Goldstein à partir de ses deux passions : le Tarot et la mode , propose des kimonos entièrement brodés à la main, bénis par un chaman à Big Sur, dans un vestiaire à la fois précieux, mystique et joyeux.
Les bijoux portés en accumulation
Les bijoux se portent à nouveau tous les jours et surtout ensemble. Colliers superposés. Manchettes dorées. Médailles anciennes. Bagues portées sans symétrie parfaite. L'idée n'est pas la sophistication figée, mais un mélange personnel construit au fil du temps.
L'influence de Gas Bijoux reste évidemment très présente dans cette manière de styliser une silhouette : le bijou comme prolongement naturel du vêtement.
Trois créateurs BY MARIE incarnent ce mouvement avec une intensité particulière. Selim Mouzannar, franco-libanais, crée depuis Beyrouth une joaillerie de rare intensité : pierres taillées à la main, ors travaillés avec liberté, bagues empilables et colliers de pierres colorées que les connaisseurs du monde entier s'arrachent. Chez BY MARIE, nous avons la chance de les porter comme des œuvres d'art que l'on vit sur la peau. Marie Lichtenberg, elle, a imposé un univers de lockets, de breloques et de chaînes que l'on ne retire plus, construits pour durer et pour se transmettre. Enfin, Joelle Kharrat, créatrice libanaise, propose en exclusivité chez BY MARIE ses Totems : des pendentifs sculptés en or 18 carats, composés d'éléments modulables autour des quatre éléments : bois d'ébène, or plein, nacre, pierres précieuses. Chaque Totem se compose selon ce que l'on est. Une pièce que l'on bâtit autant qu'on la porte.
Les vestes masculines et les pantalons fluides
L'allure du moment joue sur le contraste. Des pièces très féminines mélangées à des volumes plus masculins : grandes vestes oversize, pantalons palazzo, chemises larges ouvertes sur un maillot, denim droit légèrement loose.
Le résultat est moins "habillé" qu'avant, mais infiniment plus désirable. Le confort devient une forme de luxe.
Deux marques incarnent cette tension avec justesse. Blazé Milano maîtrise mieux que personne l'art de la veste sartoriale féminine : des coupes précises inspirées du tailleur masculin, des délavages denim inattendus, une légèreté qui n'appartient qu'à la maison italienne. La veste Blazé est devenue une pièce de garde-robe au même titre que le jean parfait on en a une, on la remet toujours. Harris Wharf London, fondée en 2009 par les frère et sœur Aldo et Giulia Acchiardi, apporte quant à elle la structure : des blazers et manteaux en laine vierge confectionnés dans l'usine familiale de Turin, avec des bords bruts et des lignes épurées qui résistent à toutes les saisons. Des pièces que l'on porte dix ans.
Les matières artisanales et texturées
Crochet. Gaze de coton. Cuir souple. Raphia tressé. Tie & dye réalisé à la main. Les clientes BY MARIE recherchent de plus en plus des pièces qui portent la trace du geste artisanal. Des vêtements que l'on sent fabriqués par quelqu'un, quelque part et non produits de manière anonyme.
Parce qu'aujourd'hui, le vrai chic n'est plus la perfection froide. C'est la personnalité. La matière. L'histoire derrière la pièce.
Trois créateurs BY MARIE incarnent cette conviction avec une force particulière. Monoki revient ici pour ce qu'elle représente dans l'univers des matières : chaque kimono brodé à la main sur des soies et cottons précieux est un objet unique, qui porte autant l'énergie de la créatrice que le savoir-faire de l'artisan qui l'a fabriqué. Jane Gustavsson, fondée par Charlotte Tobali après quinze ans passés dans l'équipe de Karl Lagerfeld chez Chanel, crée des vêtements en voile de coton et coton organique réalisés dans de petits ateliers indiens selon des techniques ancestrales : tissage jamdani, broderie chikankari. Des pièces fluides, romantiques, intemporelles, qui ignorent les saisons et existent hors du temps. Et Bode, fondée à New York en 2016 par Emily Bode Aujla, a imposé une vision radicale : chaque vêtement est construit à partir de tissus anciens chinés à travers le monde, réactivés par des techniques de patchwork, de quilting et d'appliqué. Un vêtement Bode ne ressemble à rien d'autre. Il raconte une histoire qui lui préexistait et que vous continuez.